Malheureusement, la crise financière ne fait évidemment ni détails ni favoritisme (encore que...) au final, par un phénomène de dominos, tout le monde, toutes les catégories sociales seront touchées et rencontreront, plus ou moins rapidement, des difficultés d'ordre économique, conséquences plus ou moins directes de cette effondrement financier.
"Une crise grave commence", met en garde le bâtonnier de Paris Christian Charrière-Bournazel dans l'éditorial de la dernière livraison du Bulletin du barreau de Paris (n° 37, 28 oct. 2008, p. 367) pour qui les premiers effets seraient déjà là, sous la forme de "retards dans le paiement [des] honoraires, baisse de l'activité, difficulté à trouver ou à retrouver une collaboraiton".
"Je veux [vous] aider. Je vais aller, assure le bâtonnier, négocier auprès du ministère de l'économie [de l'industrie et de l'emploi] un moratoire pour le paiement des charges fiscales et plaider à nouveau en faveur d'un crédit d'impôt pour ceux de nos clients qui ne récupèrent pas la TVA. Je vais prendre rendez-vous avec l'URSSAF pour que le paiement de nos cotisations, assises sur des années plus favorables, puisse être étalé dans le temps".
Hélas, pour ce qui est du reversement de la TVA et les charges sociales retenues sur les salaires, les cigales devront se débrouiller et faudra les payer à l'échéance s'agissant "de sommes que nous percevons pour le compte de tiers" mais si vous avez des difficultés, n'hésitez pas "à vous adresser à la commission d'entraide de l'Ordre, autrefois baptisée 'commission sociale', comme au service des procédures de sauvegarde" car, conclut le bâtonnier, "il n'y a aucune honte à être malmené par la vie".
À 17h10, la bourse de Paris est à 3098,33 (-2,99%) après avoir signé un plus bas en séance à 2976,40 (-6,80%). Au sein de l'indice vedette CAC40, c'est une bancaire, Société générale [FR0000130809, GLE], qui signe la plus forte à 38,50 € (-14,46%).
Alfredo Allegra
27 X 2008


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